NOYAU DUR (2000)

by Piloophaz

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released June 1, 2000

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piloophaz Rhône-Alpes, France

HIP-HOP AKTIVIST SINCE 1997

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Track Name: La chasse est ouverte
La chasse est ouverte la meute de chien est lâchée / Moi c’est tout aux tripes et beaucoup vont les cracher / Longtemps caché, dans les bois retranché / Tranchées seront les têtes de ceux dont l’esprit a flanché !

C’est, j’agrippe le mic et le hardcore prend du grade / MC complètement malade au stylee très crade / Je suis un bâtard atypique bourré de délires utopiques / Enragé ce pays veut que l’on me pique / Je montre les crocs le hip-hop est une drogue dure / J’y suis accroc dans ma gueule point de murmures ! / Idée déjà exprimée de relater le réalité / De la narration macabre j’ai fais ma spécialité / IAM et les pharaons le WU et leurs délires asiatiques / Moi je puise l’inspiration au fin fond de la crypte / Crypté, censuré, à un certain publique limité / Je ne fais pas partie de ceux qui se contentent d’imiter / Hardcore les doigts dans le nez ou funky une bite dans le cul
J’ai choisi de ne pas terminer parmi les rebuts / Y’a trop de balnaves c’est grave, trop d’activité stérile / L’entrave toujours suivre le sermon d’Eric « stay real » / Direction la vida loca, voici la finition / Au sein de ma cliqua, Hardgore est ma définition ! / What’s up doc ?OK j’ai pas une putain de voix rauque / Mais ça m’empêchera pas d’être Hardcore sur ce beat glauque
Toc toc frappe à ta porte le MC toqué / Et ce MC est OK pour voir les genoux s’entrechoquer
Mes principales cibles les fachos qui font des émules / Le Pen les fils de Bedford Forrest on les encule / A l’heure où le politiquement correcte envahit nos FM / Le nègre blanc arrive pour dégueuler sur le FN / En France certains pense que Jean Marie est l’élu / Alors je suis l’Antéchrist dont les astres avaient prédis la venue / A celui qui voudrait me stopper je dis suce ma... chute / Soyons respectueux envers ce genre de fils de pute / Mais la nature humaine est mon véritable ennemie / C’est elle qui est au cœur de mes problèmes au cœur de mes ennuis
L’homme pense combattre le mal avec certitude / Mais il en est l’incarnation dans nombre de ses attitudes / Au cœur de mon crâne mes paires cultivent la honte / Si je prend le mic et le stylo c’est pour régler des comptes / Pas d’intro en égotrip comme le veut la mouvance actuelle
Car je déteste m’attarder sur mes capacités personnelles / Je ne suis pas le meilleur et ce encore heureux ! / Mais classe moi parmi les plus dangereux.
Track Name: L'éklypz
Je suis l’Eklypz l’esprit sombre cause et conséquence du déclic....

L’Eklypz l’esprit sombre quand le bien émane de l’ombre / Quand la lumière que l’on t’offre est froide telle les catacombes / Combien d’hommes sont tombés inanimés pour leurs idées / Hideux cadavres d’êtres voulant juste s’exprimer / Non primés réprimés privés de liberté d’expression
Délivrant les peuples de l’illusion grâce à l’esprit de contradiction / Ma diction je la poursuis sans peur sur percussion / Risquant donc un jour de finir devant le peloton d’exécution.
Car la prohibition du savoir est totale intégrale / Ma quête du saint Graal montrer à l’homme qu’il n’est qu’animal / La mal réincarné depuis des siècles en ce bipède / En bien il s’est déguisé tombant le rideau de ténèbres / L’homme est son pire ennemi pensée malsaine la haine il sème
Afin d’apprécier la vie chaque jour il se ment à lui-même / Et malgré son lourd bagage il poursuis dans la perfidie / Il se fait passer pour sage plonge la vérité dans l’oublie / Gérées sont les infos canalisées les connaissances / Même l’élève sur son bureau est maintenu dans l’ignorance
Grave les cerveaux sont rangés je représente le danger / L’ange qui peut tout déranger pousser le peuple à se venger !

Ma voix te fout la nausée hors contrôle jamais dosée / Hardcore et crue avec moi les problèmes tabous seront posés / Osez un peu ouvrir les yeux face à ce monde qui fout la gerbe / La lumière artificielle n’atteint jamais le poète en herbe / Toi qui voue tout ton fric à la française des jeux
Pendant qu’en Afrique des enfants ferment à tout jamais les yeux. / Toi la gamine qui douille et mouille devant des caricatures / En oubliant la trouille des dangers de ta vie future / Ca me dégoûte ! Ils finissent leur assiette coûte que coûte / Insensibles aux infos esclaves des résultats du foot / Juste ciel c’est débile mais dans mon pire cauchemar / Le juste prix le big deal sont synonymes d’espoir / Bonheur fictif le malheur s’estompe mais jamais en s’efface / Mon objectif balancer en pleine tronche cette vérité qui glace / Le Hip-Hop y est propice il lui permet de ressortir / Voici ma pierre à l’édifice aucune intention d’aller me repentir /Ils me font rire avec Adam et Eve dans leur jardin d’Eden / Nous on vie où les gens crèvent leur dépouilles bouffées par les hyènes / Appât saisis un jour ou l’autre par la faucheuse pas de paradis / Notre propre tombe on creuse telle est la vie d’ici !

Je rappe sûrement comme une merde mais j’en ai pas dans le cerveau / Je ne suis pas de ces gros veaux qui kéblo sur leur putain d’ego / Les légos ont animé mon insouciante enfance / Chez moi tout est construit et tourne autour de la conscience / La science ne m’est pas infuse mais ce que nos mix-tapes diffusent / C’est la vraie culture Hip-Hop notre seule et unique muse / Faut pas croire que ça m’amuse de décrire la réalité / D’user de multiples ruses pour atteindre l’hilarité !
Héritier d’une mentalité qui fait ma fierté / Mes parents m’ont inculqué l‘amour et la sincérité
Moi quand je rappe l’homme cède sa place à l’animal / Mon but n’est pas d’être esthétique mais de toucher là où ça fait mal / Et on peut me condamner pour mes propos je m’en fiche / Ma faim de vérité m’a valu le surnom d’Albert Fish / Cannibale musical qui sera toujours al pour mener une guerre tribale / Temps que se multiplieront les cabales / Peintre du monde qui m’entoure informateur de ceux qui y demeurent / Devoir envers les frères et sœurs bâillonnés du cœur
Ecœuré qu’on les empêche car la parole est une flèche / Et l’arc n’est possédé que par la tribu des hauts perchés !
Track Name: Brûle ton école feat.LIAR-X
Brûles ton école, brûle brûles ton ékole
L ‘élitisme culturel ne doit pas avoir le monopole !

l’instruction l’éducation sont des notions / Propres aux valeurs de notre nation / Alors comment puis je rentrer en contradiction avec une si noble institution / Le savoir permet à l’homme d’ouvrir son esprit / Il lui indique quel combat il doit mener durant sa vie / Mais alors pourquoi ? un système si important est il basé sur le rejet
Pourquoi ? Peut on être considéré comme un déchet / La violence à l’école c’est aussi le rapport professeur élève / Puissance du maître sur l’esprit de l’esclave / Rien n’est à comprendre tout est à apprendre / Après sur le marché du travail tu pourras te vendre / Comme les putes se vendent sur le trottoir / Tu deviendras une prostitué du savoir / Mais l’état n’a pas besoin d’une jeunesse qui réfléchit / Il aspire seulement à créer un peuple qui obéit / C’est pourquoi les programmes sont si clairs et sans équivoques / Dans la ligné du bon sens de notre époque / Boom c’est ainsi Boom c’est comme ça / Boom ne réfléchis pas Boom Boom qui t’en a donné le droit / Mais en évitant de développer l’esprit critique / On arrive à minimiser les risques / La culture sert de prétexte pour mieux nous intégrer / Ici l’économie est la seule réalité / Mais où est passé l’instruction
je ne vois ici que de la compétition / Identique à celle de votre économie libérale / L’école Reproduisant les différences sociales / Ce lieu parait il est gratuit et obligatoire / Mais si t’as pas d’argent c’est pas la peine de venir t’asseoir / Il me semble qu’il serait salutaire de dégrader réduire à poussière / Ces locaux battis de trais primaires / Dont l’architecte n’avait besoin que d’une équerre / Pour enfermer des milliers d’esprits privés d’autonomie / Et pourtant il faut lire, lire et s’instruire, lire et s’enrichir / Les livres sont les amis du combat à venir / Les pages tournent et mon intellect grandit / J’ai pris conscience des périples de notre vie / Les mots m’ont appris à connaître mon ennemi / C’est ce système et cette putain d’économie !

Mon jugement est définitif sur ce système éducatif / Collectif destructif pour tous tes objectifs / Bourrés de préjugés ils cherchent à te gruger / Petit écolier tu n’as nul part où te réfugier / Depuis le début on te façonne selon certains critères / Mais à aucun moment ton esprit est ouvert / constamment on te ment dans l’enseignement / Ici on fait de toi un homme, mais l’enseigne ment / Durant une grande partie de ta vie ils vont t’endoctriner / Pour pouvoir ensuite plus facilement t’exploiter / Formaté comme une disquette, tu ingurgites les donnés / A ta sortie t’es plus risible qu’un sketch d’Elie et Dieudonné / Le crâne bourré de vérités jamais dégrossies / Car ne crois pas que tout te soit dévoilé c’est ainsi / T’es pire qu’un putain de poulet en batterie,
Voilà ce que désir ta patrie: / Finis premier de la classe, avec un diplôme très haut / Pour te fondre dans la masse, un mouton de plus dans le troupeau / Le pire c’est que tout ça est nécessaire à ton futur / Métro-boulot-dodo, et ton cerveau manque de structures / Donnes moi la main et prend la mienne dans la gueule / Mais oui mais oui l’école est finie / Elever des toutous dociles c’est tout ce qu’ils veulent / Il y a bien longtemps que plus jamais on ne t'instruit / T’éduquant seulement dans une optique individualiste / Cours mais n’attend pas d’aide sur le bord de la piste / Le bonheur des uns le malheur des autres c’est du pareil au même / Tu réussis tu échoues les en informer c’est pas la peine / Du respect ! fermes ton claque merde je connais le refrain
Ici c’est un contre tous et tous des chiens / développant l’esprit de compétition, infiltrant la nation / D’assoiffés du pognon, prêt à tout pour son acquisition / Ici non seulement il a une odeur mais aussi une couleur / Tu seras orienté vers tel ou tel secteur / Selon ton statut social, racial voilà la démarche / Le racisme est al, à la gueule ils te crachent / Tous les jours dans cette putain de cours / C’est toujours les mêmes têtes que je vois aux alentours
Des petits blancs friqués, B-Boyz du monde qui se la pètent / Pendant que mes potes basanés sont cantonnés au L E P / Le fils d’immigré doit prendre ce qu’on lui a réservé / Un teint de peau trop marqué, il ne doit pas se faire remarquer / En obtenant un boulot trop haut placé dans la hiérarchie / L’égalité des chances dans mon pays est une lubie !
Track Name: Mélancolie
Ecoute les gammes du piano qui pleure dans la nuit / A deux mains je prend mon crâne empli d’ennuis
Celui qui joue les crapules qui se prend pour un fou, / Revient geindre au crépuscule roulant le front dans les genoux / C’est si simple de péter un câble, une case de moins au compteur / Le conteur d’histoires macabres regrette de ne pas être le dompteur / Des idées qui tournent en boucle dans sa tète tel un sampler / L’ampleur du problème a causé bien plus de 100 pleurs, / Et j’en pleur saigné par la mélancolie / La douleur m’envahit mes larmes tombent telle la pluie / Et l’appui nécessaire à mon épanouissement / S’est évanoui au cœur de ce monde oppressant.

Temps écoulé homme écroulé combien de larmes ont coulé / Ecrous lié à la fatalité apeuré par ma destiné / Est ce inné que d’être constamment par la peur rongé / Epurées sont espérances sur l’existence prolongée / Dans mon cœur il fait froid, le vent souffle dans ma tête / Et crois moi je ne peux plus essuyer toutes ces tempêtes
Et tant pis si le vent doit balayer cette feuille / L’oiseau tombé de son nid n’aura pas de cercueil / Cueilli en pleine fleur de l’âge, je préfère ne pas y penser / Car la vie m’inflige des plaies impossible à panser / L’haut de là devient alors la solution de facilité / Car même la joie m’est trop dure à imiter !
Track Name: D-c-rébrés feat.42WESHPOPOPOP
Génération perdue dans la marge morfondue / Le soleil des sages prétendus à fait que nos rêves ont fondu / Ils ont du vous dire que la vie d’avant était plus dure / Qu’on avait de la chance de vivre maintenant : mais t’as vu notre futur / Figure toi qu’avec le chômage et le SIDA je suis loin d’être serein / T’étonne pas de nous voire tomber dans le teshi, l’alcool & les seringues / Que des dingues, trop de pression, la vie constante agression / On engraisse nos tensions, gavé par l’incompréhension / En son sein ma génération compte un nombre incalculable / D’êtres qui par leurs action font ne sorte que leur corps se délabre / Lorsque tombe un arbre, c’est à cause de racines pourries / Mais l’on reste de marbre, quand des gamins voient toute leur vie anéantie /Ma hantise c’est qu’à 15 ans tu n’es plus un enfant / Pourtant irresponsable on t’ordonne de te construire un avenir stable / T’as le choix c’est soit la réussite soit la misère / Mais la fin dans les 2 cas est la même c’est le suicide ou l’ulcère ! / On sacrifie une jeunesse tout ça au nom d’une vie d’esclave / On généralise le stress et le peuple se déprave / Ne trouvant son amusement que dans les canettes et les pets / Pour certains ce n’est pas suffisant, et ils se foutent une balles dans la tête / Overdose dans un couloir, se vider de son sang dans une baignoire / On te met direct en boîte quand tu te finis pas au Prosak / Comme des parents accablés pleurant leur progéniture, / Tas de viande, sac à macabé après l’accident de voiture / On flirte avec la mort, rien a foutre de l’avenir / Je sais mon gars on a tord, mais on nous à pas demandé de choisir / Toi tu trouves ça kool d’être bourré/foncedé, viens là que je te claque / Car t’es accroc dans ta teté comme un junky dépend du crack / OK je suis l’hypocrite, premier coupable, jeteur de pierre / Car je critique mes semblables mes frères aux lourdes paupières. / Au pire ce sera juste le cri d’un énième enfant qui souffre / Pour dire aux anciens d’arrêter de pousser les nouveaux dans le gouffre !
Track Name: Konfession d'un linceul
1,2,1,2 regarde au fin fond de mes yeux / 3,4,3,4, mon esprit sombre telles les Carpates
5,6,5,6, ma naissance fut un sacrifice / 7,8,7,8, je tremble en attendant la suite !

Encore des heures passées , penchées sur une feuille / Expulsant le recueil d’une personne en deuil / Ayant perdu ses sentiments les plus importants / Amour et joie de vivre ne veulent plus rien dire en ces temps / La vie me fait gerber, le mouton veut égorger le berger / Je m’éloigne de la berge à vouloir trop gamberger / La face de craie la plus déjantée à la tête hantée / De délires macabres qu’elle s’apprête à brocanter / Je suis un ado laissant sombrer son être en enfer / Du landau au caveau il n’y qu’un pas vais je le faire ? / Pucheka rabattue l’air abattu l’obscurité me recouvre / L’esprit s’ouvre et reçoit plus de visiteurs que le Louvre / La peur pénètre tous mes membres pinçante comme la bise / j’hère dans ma chambre avec ma matière grise / Je broie du noir la crâne empli d’idées de suicide / Plus de rêves plus d’espoir d’émotions mes yeux sont vides / J’ai l’impression de n’être qu’un putain de cadavre / Jamais la paix ne viendra investir mon havre / Torturé de l’intérieur ma tête est une sphère de souffrances / Mes pensées noir est leur couleur depuis ma tendre enfance / Névrosé jusqu’à l’os hanté par la mort / Je n’ai jamais touché de cross et ce grâce à mes rapports / C’est souvent que je chiale causalité nerveuse / Je veut sortir du trou mais en même temps je le creuse !

Blessé recto verso je me sens comme un poisson hors de l’eau / Chassé le malheur il revient au galop / Comment voulez vous que mes refrains soient gais / La vie suit son cour et on se croit intouchable / Mais regarde au dessus de toi et dis moi qui fait le guet / L’ombre à la faux est bien loin d’être une fable / Né entre 4 infirmières tu vies entre 4 murs / Finir entre 4 planches tel est ton futur / Voué à crever la meilleure maison de repos c’est la tombe / Pourquoi rêver ? ton cauchemar est en ce monde / Cela m’atterre La terre n’est qu’un immense cimetière / où vivent des hommes déjà six pieds sous terre / Menant une vie d’enfer pour un paradis virtuel / Vivant dans la peau de paparazzis de l’irréel / Naître c’est du suicide pourquoi veux tu te prendre en charge / Car plus tu grandis plus ta vie ressemble à une décharge / Demeurer dans une poubelle parmi les ordures / Chaque nuit de rêves mortels, mentalement c’est une torture / Des sorcières m’ont appris que le goût de l’amour est amer / Au bord de la crise de nerf harcelé par mes pairs / De par le monde l’horreur ne cesse de se répandre / A force de la voir de l’entendre j’ai fini par comprendre / ceux qui se mettent une balle dans la tête ou se réfugient dans une secte / Menant une existence de spectre ce sont des choix que je respekt !

Avec frénésie je me laisse aller à la poésie / Dire que la mort m’obsède n’est pas une hérésie
Physique ou mentale elle me fait désespérer / Complainte monumentale aimer être aimé
Révolté épris de liberté on pense pouvoir tout changer / mais l’on est pas plus mur qu’un bébé à langer / Allonger sur le ciel étoilé les yeux rivés / Vers les rêves les plus fous on se laisse dériver
Mais on perd la foie à chaque fois qu’ils ne se réalisent pas / Suivant la mauvaise voix la faucheuse on aperçoit / au dessus de notre tète flotter, la vie te sera ôter / Si au yeux d’autrui tu n’est pas suffisamment coté / Inquiet de l’image que tu donnes, de l’attention que l’on T’accorde / Si cette dernière n’est pas bonne tu fais un nœud à ta corde / Enfant du rasoir ce soir je suis tout seul / Ma vie est une sépulture et ma peau un linceul / Oppressé étouffé par ma vie d’ici ou d’ailleurs / Mon enveloppe charnelle semble être une erreur du tailleur / De mon destin je ne suis pas roi, allongé dans la baignoire / Mon sang coulant sur sa paroi, ultime bain de désespoir
Une dernière larme est versée, aveuglé par les reflets / De la lame qui s'approche lentement de mon poignet / Elle fait son travail creuse une profonde entaille / Cette action restera comme les autres un simple détail !
Track Name: Le livre de sang
Des pleures des cris que le journal intime décrit / Fruit d’un si jeune esprit alors empli de mépris / Epris de vengeance l’enfance est bien trop précieuse / Pour que l’on fasse d’elle une période douloureuse / D’houleuses relations entre son père et sa mère / Provoquèrent chez elle la naissance de ces chimères. / Les démons existent après l‘école il sévissent / Souvent de mauvais poils sous l’effet de l’alcool il s’hérissent / Combien de fois s’est elle risqué à les combattre mais en vain / Quel fut le rôle de cette enfant sur le théâtre du malin / Celui de la victime, l’innocence la brime / Le silence l’abîme face aux fantasmes les plus intimes / D’un père qu’elle aimait tant tout ça au point de voiler / Le fait qu’à 8 ans il commença de la violer / Mais elle ignora la rage, les pleures comme seuls langage / Elle demeura l’enfant sage que connu son entourage / Une enfant comme les autres mais le sourire absent / Le visage pâle comme un être se vidant de son sang / A mon sens on aurait du s’en apercevoir bien plus tôt / Une gamine qui kiff la mort au lieu de kiffer Dingo & Pluto / Elle n’a pas connu les rêves dans sa chambre c'est l'enfer / Attendant la trêve des vas et vient de l’entre jambe de son père / Et sa mère alcoolique qui chaque soir la cogne / Insupportée par sa panique et bourrée à l’eau de Cologne / Lorgnez plutôt du coté de tout ce qu’elle a posé sur le papier / Et vous verrez qu’à travers son silence à l’aide elle appelait, / A travers ces couleurs et cette écriture appliquée / Transcrivant sa douleur avec un calme inexpliqué / Impliqué dans ce récit notre monde s’enfonce dans l’hypocrisie / Crise de conscience il condamne les monstres qu’il a construit / Dans le domaine de l’horreur ce père atteint les cimes mais pourquoi l’a t’il fait ? / Chaque société mérite ses crimes toi même tu sais / C’est 4 ans de cauchemars qui sont contenus dans ces lignes / Le sacrifice d’une vie sûrement née sous les mauvais signe / Saignée aux 4 veines pour tout supporter, trop décevant / Imprégnée par la haine, girouette vouée aux 4 vents / Ne sachant plus où donner de la tête elle trouva refuge / Dans les mots dans les lettres mais parfois le déluge / De ses pleures troublait cet écrit : « Il m’a encore baisé » / Mais vint le jour où son esprit allait être apaisé / Lésés par la vie, ils en ont pris pour leur grade / Père et fille asservis, pas de gens heureux dans ma ballade / Malades incurables ne croyant plus qu’en la mort / L’un des deux du faire le premier pas se fut elle alors / Elle ouvrit la fenêtre et regarda au loin / Il fait sûrement meilleur ailleurs mais ce soleil n’était pas le sien / Elle grimpa sur le rebord et pris son courage à deux mains / Son corps s’écrasa sur le sol, mais pour une fois le visage serein !
Track Name: La source furieuse feat.LOCO / FISTO / FRJ / KANA & MATEW STAR
Loco
Présentation de l’enfoiré de service/ Microphone test, toujours Loco explosif/ Je balance sur la version un texte corrosif/ Hip-Hop terroriste pour tous les frère activistes/ Rejoins la manif en tirant sur ton spliff/ N’hésite surtout pas à ramener ton collectif/ Ont est tous présents, l’Etat en devient alarmiste/ Le R.A.P est numéro 1 sur leur putain de liste/ Kamikaze au contrôle libérez la piste/ La Casa del Phonky attaque sur un putain d’air agressif/ Persuasif, dans ton esprit je laisse ma griffe/ Une consommation qui en devient maladive/ J’agresse le G.N.T, mon produit est trop nocif/ Leur système de vie m’a rendu complètement dépressif/ Mon cerveau en fusion complètement excessif/ Ma musique c’est ma vengeance à un niveau abusif

Fisto
K-Farnaüm ! ! Hardcore Hip-Hop bien viser, Sorti de mon veau-cer/ La haine dans les viscères, j’nique les faussaires/ Dans mon viseur je resserre la focal sur le pera local/ Trop de phases ridicules à force de lire RADIKAL/ J’cale ça sur caisse claire, éclaire ta lanterne/ Faut que tu respires le parfum de chez nous/ Chômage, misère, haine, détresse, pire qu’un instantané/ Condamné à mon taf de chroniqueur, relater ce que je vois tous les jours avec précision e rigueur/ Faut qu’on nique leur lobby qui fait que l’undaground se pourrit/ Je me nourris du passé pour avancer, et tu peux toujours courir pour me voir le froc baissé/ Pour le Hip-Hop je compte plus les nuits passées/ A griffonner des textes, poser de tags quitte à me faire effacer/ En face c’est l’espoir qui se consume trop de reufs dans le formol/ C’est le mic qu’on fume, histoire de retrouver la formule/ On forme une alternative à ce bordel/ Mais la corde elle, continue de se resserre autour de nos cous/ K-Farnaüm, connexion d’esprits libres, je serre mes textes comme des écrous...

Kris
Le Hip-Hop une autre vie qui depuis des années fait ses preuves/ FRJ BXL c’est à la source furieuse qu’on s’abreuve/ Et dans cet élixir positif, certain on versé leur poison/ Edulcorant e colorant sont éléments de leur pollution/ Ces magazines qui se l’approprient pour le coter en bourse/ Les coups de piston, les coups de pression les MC’s qui se font la course/ Les radios qui se l’accaparent comme elles l’ont fait pour la pop/ Et qui ne passent que des morceaux qui pousseront les ventes au top/ Quant FRJ écrit ses textes son encre n’est pas dilué/ Message revendicateur la source elle n’est pas polluée/ Hardcore dans nos discours les mots qui ne prennent pas de détours/ Le style propre d’acier sur une gamme de velours/ Je suis pas Zulu dans la forme j’en respect les conviction/ Je n’ai pas de sigle autour du coup, mais j’en ai intégré le fond/ Philosophie positive, qui nous permet de marcher droit/ Le respect notre maître mots, la tolérance est plus qu’un choix/ Les troupes avancent une résistance, Paris ST Etienne BXL font vibrer les consciences.

Kana
Ecoute, écoute monsieur Kana 100% piqué à vif, au vif du sujet toi et moi du 100% si tu kiff/ Et ma griffe c’est pas les sapes de marques/ C’est pas les balles qui partent, c’est pas un style qui marche dans une caisse classe, c’est la première pute qui débarque/ Chercher la dernière mode, genre vu à la télé/ Commande ton cerveau, cervelet, écervelé, médite, média, médiocrité/ Sauver les apparences sans laisser les apparences te sauver/ Maquillé par le fric et l’envie de ne rien partager/ Plus facile à dire qu’à faire c’est clair/ Plus facile de faire comme les autres, c’est sûrement ça l’idée la lumière/ Sombre dans la facilité, sombre sera la prochaine guerre/ En nombre se déploie la misère, et ses soldats sortent de terre/ A terre drogue story, board story, merde story/ Pour les mêmes à la fin de l’history/ Petite annonce, utopie, cherche paradis ou Dolce vita, de la monnaie de singerie/ Allé, allégorie, et gardien vidéo, Kodak, c’est assez d’excès entre autre/ Pour sauver ta peau,tes meubles, voiture et poste radio/ Violence, le vol quand tu voles pas où s’envole tes idéaux/ Dans la tombe tu tombes en taule et retombe/ Dans l’haut delà, l’eau de la tasse tu bois/ Si de la musique et des mots tu ne voies pas au delà/ Du bout de ton nez, gars/ négatif renégat de la résistance face à moi tu seras/ Tu seras gars de quel bois je me chauffe la voix/ De la foret où les copains, haussent la voix, ça débroussaille pas mal du coté de la balle/ Les caravanes passent et les criblés détalent/ A l’étalage toujours les mêmes camelots/ A l’arrivage toujours les mêmes cames lourd/ De consolation en attendant le calme plat/ Tôt ou tard plus tôt sera le mieux c’est sur gars.

Matew Star
Je ne suis pas de ceux qui il y a dix ans portaient l’Afrique autour du cou/ Et qui aujourd’hui comme de cons crachent sur le mouvement ZULU/ Moi j’ai fait du rap pour être hors de contrôle/ On m’y a étiqueté, noté, comme quand j’étais à l’ékole/ Nique le monopole, de ceux qui veulent se l’approprier/ Dans la rime contestataire je ne suis pas venu parodier/ Je fais du rap pour le peuple, je ne dirais pas non au million/ Je suis pour les radios, la presse, les clips, la télévision/ Mais il est hors de question de travestir mes idées/ Car je sais que pour Babylone mes pensées sont prohibées/ Un outrage : les médias pratiquent le publi-reportage, le copinage/ Ils tiennent le Hip-Hop en otage/ Et rançonne l’auditeur qui écoute ce qu’on lui dit qui est bon/ Il serait bon que le B-Boy ne se conduise plus comme un mouton/ Hey Hey bouffon, je suis jeune mais je suis old skool dans le fond/ Les strass et les paillettes tu peux te les carrer bien profond/ Piloophaz balance le son sur lequel personne dansera en boite/ On nique le président et sa sale politique de droite.

Piloophaz
Descendant du noyau dur et oui beaucoup me trouvent relou/ J’arrive t ‘explique ce que j’endure je tripe comme un dingue sur les Zulus/ 20 à peine déjà Old Skool mais qu’importe l’âge/ Le Hip-Hop dans mon sang coule c’est pour ça que je rappe avec la rage/ 1er avertissement ce disque est pour toutes les oreilles/ En aucun point divertissant il faut que le peuple se réveille/ Et j’y veillerais en me radicalisant d’année en année/ Canalisant mes idées afin d’informer les damnés/ Amené à la révolte par la folie et la déviance/ Voici ce que mon pays récolte a force de semer la démence/ L’émancipation d’un tel mouvement ne doit pas vous surprendre/ Prendre les gens pour des cons mène forcement à l’amende/ Mendier c’est pas mon genre je ne suis pas de ceux qui pompent les majors/ N’attendez pas d’efforts de ma part pour signer un contrat en or/ Je m’endort sur mes deux oreilles fier de ce que je fais de ce que je suis/ A l’écart de l’industrie et de ce milieu qui me fait golerie/ L’horreur possède sa galerie mais le ridicule aussi/ 1 mec sur 2 est wack MC faut bien choisir ses ennemis/ Abondants sur les ondes, différencier rap et Hip-Hop/ L’une des deux est moins féconde, devine ce qu’on fait avec mes potes/ Une musique sincère qui vient des tripes qui pue la mort/ Notre cerveau on s’en sert, identiques à cette vie HARDCORE/ Consciente connexion St Etienne/Panam/ La source furieuse Jaillit des tours de bétons et des campagnes !
Track Name: Gestation
Dans son silence il crie à l’aide mentalement il décède / Ses malheurs l’excédent, sans remède sans intermède
Les cauchemars se succèdent, tandis qu’en sa faveur un homme plaide / Et procède de façon à ce qu’il cède.

Voici l’histoire d’un homme dont je ne connais pas l’identité / Si t’es curieux va voir au cœur de la cité
Soldat de l’invasion appelons le X, / Elément du morpion il n’est qu’une croix sur les listes / Electorales muni d’un intellect pourtant normal / Hors mal dirigé même le meilleur des encéphales , / S’affole s’affale dans un amas de stupidités / Le malheur ses 10 commandements lui a dicté / Le dicton veux que la vie soit un long fleuve tranquille, / Y’a des tempêtes dans sa rivière il est tout seul sur son île / Il a écopé d’une vie qu’il rêverait de voir stoppée / Etudes écourtées fils d’ouvrier à 16 ans il bossait / Pour un salaire de misère peu de pain sur la table / Pire qu’un viet dans les rizières pour un patron et son portable / Peu potable insupportable vie de famille
Il ne peut subvenir aux besoins de sa femme et sa fille / Et ça file ce peu d’argent en très peu de temps
3 mouvements se lever travailler se coucher constamment / Amant de la bouteille il aime son verre du soir
Et il pleure seul assis dans le noir !

10 ans de mariage autant dans les marécages / Mari et femme dans une cage cette dernière fut volage / Il a toujours un peu bu tout le monde l’a pris pour un rebut / il a tout perdu revenu femme et enfant disparus
L’état gaspille de lui se moque et le fout au SMIC / En bas de chez lui la sensee smoke et les gars se piquent
Et ça le lasse car l’insécurité devient maîtresse / Le lascar ne fait que l’irriter ,l’insulte et l’oppresse
Alors il reste cloîtré la peur au ventre personne n’entre / Personne ne sort il reste là à s’apitoyer sur son sort
Le judas les persiennes seules ouvertures sur le monde / La terreur le père sème, dehors le tonnerre gronde
Lorsqu’un enfant joue et crie, il met en danger sa vie / Car la 22 le démange il met en joue au moindre crie
Plus de boulot que le goulot, il haie frères et sœurs / Ceux qu’il appelle envahisseurs pour lui race inférieure
Il doit se remettre en question mais s’accuser pas question / Un coupable ? l’immigration se prête à la situation
l’action se situe dans les urnes cette fois ci pas de dilemme / Il en a plein les burnes et il choisit les extrêmes.

D’un air peu serein, je contemple mes contemporains / Le destin de certains les pousse à des gestes malsains
C’est la merde toujours la même merde, / Il vive dedans car l’état leurs chie dessus les emmerde / Oubliés déroutés par les politiques dégoûtés / Qui vont ils écouter ? le mode de penser redouté, / Je m’en doutais La misère est à l’origine de tout / Au fond du trou le manque d’amour de respect de tune rendent l’esprit flou
Alors que dans la rue crèvent des millions d’exclus / On se demande encore que choisir entre l’euro et l’écu
Le cul entre deux chaises à ne pas savoir où s’assoir / On leur a donné des sièges et bientôt le pouvoir
Basé sur la pole position on consume les ambitions / Ambivalence entre le respect de l’homme et sa condition
Pourquoi faire des efforts ils sont voués à l’échec / Ici tes fringues puent la mort si t’as pas ton carnet de chèque
Check la MIC pour tous ceux qui ont peur des ombres, / Ceux pour qui la lumière n’émane que du coté sombre
Le désespoir attise dans les esprits la flamme / Notre héros y songe avec dans le sang quelques grammes.