NATURE MORTE (2005)

by Piloophaz

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All tracks produced by Piloophaz
Track 5 produced by Defre Baccara

Cuts by Dj O'legg

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released December 1, 2005

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piloophaz Rhône-Alpes, France

HIP-HOP AKTIVIST SINCE 1997

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Track Name: Fils de Saül
Instincts refoulés, la perte des hommes s’entrepose ainsi,
Mes visions me désolent aux relents d’anthropomancie,
Notre race s’émancipe et s’enlise dans la fange.

Comme un guerrier retranché attendant dépité l’assaut,
J’ai peur quand je m’endors, consomme alcool et drogues qui m’assomment.
Craintes et espoirs sont la somme, dépeindre est le devoir de mes psaumes,
Mais il me semble que ce que j’écris n’est une surprise pour personne.
Comme chaque être humain faible je me donne en spectacle,
Agresser c’est ce que chaque être humain faible, mon être réceptacle.
Mes préceptes stagnent, refusent d’évoluer,
Je n’ai fait que naître et vivre à la campagne, corps sain mais l’esprit pollué.
Mon du est il de jouer avec moi même au duettiste
A force d’être entre deux chaises même mon cul est triste
C’est tout ce qui me reste, l’écriture qui me permet d’omettre
Cette tristesse, banale mais honnête.
Car elle met au net mes envies de caresses et de mutilations,
La haine hante ma tête mais le besoin d’amour modifie l’action.
L'axiome de notre vie est qu’elle implique la mort,
Qu’on connaisse le vide, faiblesse qu’on empli à ra bord !
En guerre avec moi même, comprend que j’agisse de la sorte,
A perdre tout ce qu’on aime, on finit pendu au loquet de sa porte.
Car un jour faut que ça pète, trop d’ébullition,
j’en suis encore à tenter de maîtriser le degré d’inhibition.
Unique mission, s’épanouir comme on l’entend,
On chante le bonheur à n’en plus finir, puis il de vient chanson d’antan.
Dans le ton c’est l’amertume qui s’évertue et s’exorcise,
Sectionne la raison, car cette merde tue et nous neutralise.
Autre analyse, observe la vie et trouve la maligne,
Autrui et son vice forment les barreaux, trauma sur ligne, tiens voilà ma lime.
Magnanime je suis loin de l’être, exister m’incombe,
Et oui mon malheur fut de naître, mais je crains de crever c’est un comble.
Certains tombent par trop d’excès de leur propre main décèdent,
Indexés, on dit qu c’est de la déviance quand à son instinct l’homme cède.
Car ça l’obsède de voir tout ce qui l’entoure obscène,
Se sentir bien tandis que d’autres saignent, se sentir seul tandis que d’autres s’aiment.
Et bien d’autres scènes , je te jure m’ont nécrosé jusqu’au mental,
Tristesse mondaine, injure, d’un névrosé occidental.
Aux désirs dantesques, mais peu fantasques, on périt par trop de fantasmes,
Et quand l’échec sévit sans cesse, alors la mutation s’entame !
Et on s’en tape avec le temps chacun pense à sa pomme,
Les frustrations font que le démon nous maintient tous dans sa paume.
Chaque société mérite ses crimes, il n’y a pas eu maldonne,
Nous sommes tous fils indignes, héritiers d’une race fantôme.
Track Name: Le faucheur
Ils rodent dans mon crâne, influençant ma pensée,
Noircissant mon âme, avec les morts me forçant à danser,
Avancer au delà de la corniche où je suis niché,
Et vous comprendrez pourquoi de la folie je me suis entiché,
Afin de tricher, d’éviter de rentrer dans leur jeu,
Ils m’ont fiché faisant parti de ceux ayant ouvert les yeux,
Sur leur maudite nature, les composants de leur essence,
N’ont rien a voir avec les miennes, Skyzominus sera ma descendance,
ascendance diabolique, qu’ils ont su dissimuler,
Légendes bibliques ironiques, ils vivent comme leur ennemi juré,
Ils ont crée le bonheur et la religion comme illusions,
Ils ont crée Satan pour ne pas reconnaître leur statu de démon,
Tu te demandes si le paradis existe, j’espère pour toi,
Ma prise de conscience naquit de mes cicatrices, l’enfer est sous ton toit.
Bénéfiques séquelles car aujourd’hui je sais qui il est,
Mystificateur des plus habiles, adoptant des milliards d’aspects,
Aspirant à m’asservir, mais j’ai brisé ce moule,
Créant des êtres sans devenir, mais leur sang dans mon corps coule,
Et mes espoirs s’écroulent, car une partie de ma personne,
Perd des fragments de sa Soul, que le malin raisonne.
Mais je ne suis pas de cette sale race aux descendants morts nés,
De ces tueurs de masses aux dirigeants bornés,
Ornés de médailles mais dites moi pourquoi faire ?
Ils ne gagneront leur batailles qu’en détruisant cette terre !
Sectaire je ne tolère pas tout ce qu’il tente de m’inculquer,
Je chie sur leurs philosophies, leurs religions, et leurs idées,
Mais j’ai beau m’insurger je ne peux sortir de ce dôme d’influence,
Et malgré une peine non purgée, mon esprit clamera son indépendance.

Mon encéphale une fenêtre aux volets ensanglantés,
Donnant sur un monde de mal être que ces êtres semblent hanter,
En théorie ils sont sensés main dans la main tous avancer,
Mais cette pensée vite évincer, leur vraie nature est démasquée,
Sphérique échiquier, leur terrain est quadrillé,
Mais leurs gourous sont inquietétés par à mon esprit des plus vrillés,
Grillé par des électrochocs, ces visions stimulantes,
Où je voyais toutes ces loques dans la mort trouver leur rente.
Rend toi compte, ils donnent naissance dans des optiques des plus obscures,
Une fois bravé cette offense, ils violent leur progéniture,
Ces pourritures tuent femmes et vieillards pour des icônes,
Afin de dominer leur monde ils manipulent les atomes,
Atomisant la flore et la faune, mettant ses paires dans des charniers,
Le faucheur assis sur son trône, jette ses œufs dans le même panier .
Il a beau gagner en pouvoir, en argent, il prend plaisir,
A voir sur ses trottoirs toujours plus d’enfants gémir,
Tombant comme gavroche, au tableau de chasse nouvelles encoches,
Le meurtre dans sa sacoche, Santa Clos conditionne nos mioches,
Arrachant à l’enfance la beauté de l’innocence,
L’adulte tranche, inculque sa science et tout s’enclenche,
Il déteint sa conscience, blanche en apparence ne t’y fie pas,
Tout ce qui brille n’est pas or, tout ce qui vit est déjà mort, méfie toi,
De ce prédateur jouissant dans la volupté du sang,
Il est autant dangereux de le combattre que d’être dans son camp.
Me cantonnant dans ma déviance, exorcisant mes cauchemars,
Décrivant ce qu’il fait ce qu’il pense, sous ce soleil noir,
Dont la chaleur me pétrifie, et ces regards me glacent le sang,
Je ne vois qu’une thérapie, le démon versus dément !
Track Name: Pris au piège
Pourquoi en est il ainsi ? Pourquoi la tristesse m’asservie ?
Pourquoi fais je parti de ceux qui ne savent profiter de la vie ?
Ai je commis une faute que l’on ne veut pas me pardonner,
Que je puisse enfin profiter du peu de bonheur qui m’est donné.

Mais donné moi des réponses ou faites que je ne pose plus de questions,
Car dans la vie faut faire ses comptes et je suis mauvais en gestion,
Je prend les choses comme elles viennent, je crée moi même la confusion,
Je cogite trop sur les problèmes, trop attife dans mes conclusion,
Occlusion sentimentale, coupable de mon propre déclin,
Enclin à boire ce vin de table dont je ne connais les raisins,
Les raisons de ma colère proviennent toutes du quotidien,
Malgré l’irritation de ses perles c’est un collier auquel je tiens.
Source d’individualité, fière de ce monopole,
Chacun trouve vitalité dans les ententes et les discordes,
Plus d’une corde à mon arc c’est moi même que je vise,
Hasardeux tel un jeu de carte le bien le mal mutuellement s’attisent,
Et ça tise et ça kiff et on se rabatte tous la tête,
Mais on a bon lir-der comme des cons on fait jamais la fête.
Le fait d’en prendre conscience ça veut déjà dire beaucoup,
Chaque fois que je renie mon existence, je creuse un peu plus le troue.
Qui m’accueillera, le jour où la mort viendra m’embrasser,
Mon cœur un brasier mais mes idées demeurent pourtant glacée,
Tout comme mon sang, parfois je n’ai qu’une envie c’est m’en vider,
Pourtant j’aime la vie, j’espère un jour me voir ridé.
Je rie des blagues les plus connes et de l’humour le plus lourd,
Malgré ça il y a maldonne, je bloque sur la mort et l’amour,
Choses que jamais je ne confesse, mais parfois je les chuchote,
Sais tu ce que ça fait que d’avoir embrasser le cadavre de son pote.
Dans mon cerveau tout s’est bloqué il y a 7 ans,
En ces temps j’étais insouciant et joyeux, bref un enfant !
Depuis la culpabilité influence tous mes actes,
Tout ce qui m’arrive me semble non mérité, mais quel est ce pacte ?
Que j’ai signé, qui m’oblige aux 4 veines à me saigner,
Mon encéphale un royaume où j’ai du mal à régner,
Peignant mon auto portrait, faisant la retranscription,
De la vie que je mène en totale contradiction,
Avec moi même, tout ce qui me plaie attire ma fuite,
La sincérité émanant uniquement à chaque cuite !
Acquittez moi de mes fautes arrêtez donc cette parade,
De sentiments qui fait de ma philosophie celle du marquis de Sade.
Pourquoi aime t on tant souffrir, esprit trop pervers,
Arretont donc un instant de prendre le plaisir à l’inverse,
Simplicité caractéristique principale du bonheur,
De nature complexe et bien trop interrogateur,
L’homme interprète sa vie à travers des mirages,
Derrière les trais les plus simplistes il voit une multitude d’images,
S’entrechoquant dans son esprit, tandis que sa détresse trie,
Ce pourquoi il se morfond, et enfonce le cloue plus profond,
Fondre en larme c’est le quotidien et je peux pas te dire à quoi ça tient,
Car qu’importe d’où l’on vient, tous les chemins sont malsains,
Singer l’allégresse, tel est le domaine dans lequel on excelle,
Pris au piège de nos faiblesses, le spleen est universel !
Track Name: Absence feat.AROM
J’aurais aimé être mort né pour traumatiser ses rempas !
Devenir ainsi à leur envie de procréer le seul rempart,
Ca part de rien de sombres histoires de familles pourtant futiles,
A la réconciliation chacun préfère une haine subtile.
Subterfuge pour ne pas connaître ses tords même si le vrai me torturait,
Orgueil et stupide tatoués, je me suis senti floué.
Ecroué dans une geôle de mépris à cause d’un bout de papier.
Je suis pas devenu ce que t’as voulu, je l’ai bien compris mais pas de fautes a expier.
Les pieds sur terre, la tête dans les nuages, refusant cette vie d’adulte,
J’ai pas le courage, dans ma cage y’a trop de tumultes.
Je multiplie les phrases assassines, pousse à sa cime l’hypocrisie,
La haine se sème quand le fruit de l’amour est trop aigri.
Grimer ses sentiments est bien plus simple que de s’affirmer,
Mais être sincère à en souffrir est bien plus sain que de se la fermer.
Hermétique je demeure, baisse les yeux ou bien les fronces,
Vois l’intérêt comme un affront, nouvel esprit faible qui renonce.
Une once de communication parfois pointe son nez,
Quand de leurs fornications, souvenirs et cicatrices sortent sonnées.
On est identique, la nature veut ça, maman arrête pas de le dire,
Les liens comme la pessa, facile à salir ça se déchire !
Que ma mère en pâtisse, c’est surtout ça qui m’attriste,
Je suis qu’un petit con sans charisme, aux antipodes de l’artiste !
Lire mes textes t’as jamais voulu, vas savoir comment j’évolue,
C’est pas que je t’aime plus, mais des fois, je te vois comme un intrus.
Track Name: Le jour se lève
Le jour se lève et des joues se lavent des affronts de la veille,
Frasques et phrases qui font qu’elle hait sa tête et tous ceux qui se la payent.
Ils alourdissent la peine à chaque fois qu’ils fabulent,
Parler de sa gangrène je crois que ça la gène alors on écrit dans sa bulle.
De fringues larges s’habillant pour cacher sa maigreur,
Derrière un regard si scintillant personne ne discerna l’aigreur,
L’erreur c’était de sous estimer ce qu’elle pouvait vivre,
La maladie rend maladroit, aucun mensonge malgré ce qu’on pouvait dire.
Quand perdre son pou est un désir, qu’en vous on ne voit que l’hérésie,
Que même l’amour devient risible, la honte de soit atteint des cimes,
Vilain canard parmi les cygnes, vicieux alors le cercle se dessine,
Le dégoût de la bouffe est un des signes d’un corps qui se décime,
Puis atteint le seuil critique car il est à bout,
Ses proches se recueillent dans une clinique et plus de sujets tabous.
Ils ont beau dire qu’elle pique sa crise sous forme d’apathie,
Elle les maudit, l’anorexie n’est pas un simple manque d’appétit.
Track Name: Deadly punk
Hip-Hop pacemaker, mec sur scène c’est dur mais je pèse mes chœurs,
Reflet de mon décor sans faire d’écart, le tout pour le pèse m’écœure.
Afin de polir l’écueil et de soulager mon naufrage,
Les fleurs du mal je cueille et je les sèche entre mes pages,
Des pensées éparses que je répète sans cesse quand on y pense,
Voilà ma routine hélas, m’exorciser sur scène pour que des connes y dansent.
Avec le mic de connivence, par le biais de l’incontinence,
De la lune au soleil levant je scénarise ce conte immense.
Du lundi jusqu’au dimanche, nourri de mon hip-hop condiment,
Ce qu’on dit je m’en bat, tu sais que sur skeudi je ment pas.
Mais en live je m’emporte, c’est vrai que je me fait chier sans potes,
De qui je parle tu t’en doutes, un crew qui s’est uni sans dote,
Cinquième ko, ce que t’écoutes c’est nos beat,
Chacun par sa souffrance ouvrit la porte qui l’amena aux Cénobites.
Le stylo bic, vital, seul moyen de gerber cette rage,
D’un style oblique , non non, même pas question de laisser des traces.

Je ne suis pas le hip-hop, je n’estime pas le représenter,
J’ai commencé par plaisanter, fallait que ça sorte pour que je reste entier.
Par de maux souvent hanter, de les transcrire je fut tenté,
Et de la peine mise sur papier, la paix de mon âme s’est sustenté.
Alors, mon être naquit, tripa sur des valeurs, des conneries à la peace Akhy,
Le black power, des rappers tous vêtus de kaki.
J’avais rien compris, pauvre blanc émerveillé,
Des choses de la vie me furent apprises et j’ai fini par me réveillé.
Ouf, tu m’aurais vu à l’époque, tu te serais foutu de ma gueule,
L’Afrique autour du coup, les frasques d’OlDog, tout ça me foutait la gaule.
Puis j’ai connu la Ghoule, fut forcé de rester seul,
Mon équipage vu venir la houle, et depuis s’enivre à la gniole !
Seul dans ma piaule, je gratte les croûtes de ces entailles,
Ces saisons ternes, où j’ai trop besoin d’extirper ça de mes entrailles.
Car ça me travaille, jour après jour tout ce qui m’entour m’entame,
Et ce que je dessine n’est que le détoure de cette complexe misère mentale.
Track Name: Sentiments sous verre
Et merde ça revient et puis se miner je sais bien que ça sert à rien,
Les divergences lacèrent nos liens, une dernière fois je te sers la main,
Ce coup-ci on se dit pas à demain, je mets nos tasses à la vaisselle,
La prochaine fois une sera sale et le matin je vais me lever seul.
« Ma vie n’est q’un linceul » je l’ai dit avant de connaître l’amour,
Les années passent et on pense que ce dernier permet d’omettre la mort.
Peut-être pour certains quand la vie par le bonheur est sertie,
Le miens me croisait au détour d’un chemin allant à Essertines.
Mon amour n’eu pas de reflets et ça j’en fut navré,
J’écris, décris, puis relis tous mes pamphlets : ma vie ne fut qu’un navet !
Laver mes mains de cette affection, aujourd’hui infection,
Le cœur à l’inverse du sexe ne connaît pas la flexion.
Alors je reste droit, même dans ma connerie,
Demandes à celles qui m’on connut, ce que j’ai ressenti jamais je le renie.
Mais « Je t’aime » j’ai peur à chaque fois que je le redis !
Mais « Je t’aime » j’ai peur à chaque fois que je le redis !

A la base si simple, au fil du temps s’estompe,
Ce que l’on pensait si sain devient souvenirs que l’on raconte,
Rends toi compte, je n’ai jamais rien vécu à ciel ouvert,
Du doigt je montre ces sentiments qu’on préfère voir sous verre.

Souvent s’y abandonner n’engendre pas le moment prôné,
La charrue n’avance pas notre muse mule impotente même éperonné,
Ne vous méprenez pas je n’ai pas la prétention d’un vécu,
J’ai fait peu de premiers pas, suffit d’un rien pour être déçu !
Le dessus je l’ai jamais eu, je suis trop esclave de ça,
C’était juste « un » qui aimait « une », histoire banale pour ici bas.
Devenue pourrie c’est bête, comme dit Dapro j’avais quelque chose à perdre,
Et je me battrais, j’espère qu’on est d’accord, quitte à foutre la merde !
C’est pas la mer à boire, facile à dire, mais le penser est un dur labeur,
Je l’adore alors je kiff et souffre avec ardeur.
S’il faut que je chialle par quart d’heure, car je sais qu’il n’y pas d e retour,
Je préfère voir pourrir cette fleur que de cueillir un autre tour.
J’ôte tout, tout ce qui précéda n’était qu’une esquisse,
Sourire si exquis, et pour lui je vous demande, se morfondre est-ce triste ?
J’existais enfin, comme un rêve d’enfant,
Mais qui devint défunt, et mon cœur se mua en fonte !
Track Name: Ethiliquement incorrect feat.12ME & ROMSTICK
La fin est proche, la folie éperonne, heureusement je tape des prods,
Les prendre j’en suis pas fier, rien d’autre à faire je suis même pas cap’ d’être homme !
Dans mon crâne il plut des trombes et tout mon être s’ébranle,
Fleurissant la tombe de l’arbuste pourri qui perd toutes ses branches.
Alors je débranche, allume le pet et décapsule la bière,
Sale et propre je mélange les linges pour que l’absurde advienne,
Je suis désole si ça te dérange, y’a pas de machine arrière,
J’ai pas le malheur étanche, parfois faut le coup d’éclat pour que tout ça tienne,
Alors à la tienne, par voie orale je lie toute ma morale au mal,
Divague de bars en discothèques, on va au bal !
En fait on va au diable, à chaque boc je lèche le cul d’un bouc,
Le jackpot pour chaque pote : affoler plus d’un plouc !
Puis d’un coup tout se floue, tous ceux qui m’entourent me trouvent fou,
Humour fourbe, Piloo relou, rien à trefou !!!
Je m’enfonce dans la déprime, l’illusion voilà l’hameçon,
Et comme dirait mon sauce : Fallait que ça sorte de toute façon.
Track Name: Sans toi
Elle incarne l’amour la dévotion, la faiblesse face à l’émotion,
Et le paradoxe c’est qu’elle reste forteresse face à ses maux sombres.
Vie assez maussade, genoux sciés à laver le sol,
Et à brasser l’eau salle, monter ces escaliers, voir dépérir ce saül.
La vie la saoul, fils distant, mari fantomatique,
Sur son sort souvent s’attristant ; les pleures devinrent symptomatiques,
Ca me traumatise de savoir que tout est ma faute,
Involontaires furent mes traîtrises, je ne voulais pas qu’on me prête main forte, c’est tout.
Qu’on se sacrifie pour moi c’est fou je voulais pas y croire,
Ce qu’une mère peut faire pour son fils même au grand jour je voulais pas y voir.
Inexcusable je ne le serais jamais à ses yeux,
Je m’accuse de ses larmes, j’ai jamais voulu faire de mal à mes vieux.
Mais j’en ai fait la vie veut ça, je les aime et ils le savent,
Je suis pas comme ça, je sais bien qu’elle me chéri même quand elle me gave.
Le drame c’est que comme tous j’agis avant de réfléchir,
Cette trame fait qu’aujourd’hui, même dans le serein ça me pousse à fléchir.
Sueurs froides dans l’échine, tout ce que j’ai dit me fait chier,
L’éducation est une machine , je n’ai pas reçu assez de fessés.
Je cherche pas d'excuses , je veux me faire comprendre, c’est pas mon coup d’essaie,
Certaines choses sont dures à entendre, depuis que j’ai connu le décès.
Mais peu importe, tu resteras toujours ma maman.
Et ce même si j’arrive à être très méchant par moments.
Ce que j'arrive pas à te dire je le répèterais pas 100 fois,
Aucunes promesses à tenir, car je sais très bien que je serais rien sans toi!

Track Name: Lumière froide
Agonisant ma haine, et ma peine s’amenuisant,
L’obscurité ma reine éblouit tous les verres luisants,
Disant à ses fils descendants Skyzominus,
Vos cœurs sont des précipices et l’amour une rivière d’eau douce,
Doucement le contenu de ma fiole affecte votre sommeil,
Détruit vos idoles, provoque le réveille car dans vos oreilles,
Des railleries illusoires, vous font parler d’exagération,
Mais que me jette la première pierre, ceux qui sont fiers de leur création,
A 100%, enterrer ses névroses c’est pas pour ça,
Que ce monde deviendra rose, le mensonge est maladroit,
Ma droiture peut être mise en question, y’aura pas scandale,
Mais ma sépulture contiendra le combat contre cette vie bancale !
Regard calé, colonne courbée, la Midiane ma mec,
M’amène à m’imbiber de tristesse, l’œil humide mais le cœur sec,
Résigné à l’hérésie, par la falsification des écrits des récits,
Ordonnée par des démons grimés en messies !
J’habrite dans mon crane l’horreur mystique :
Tous ces drames que l’on souhaiterait vous faire passer pour mythes.
Pour moi l’homme est un résidu, dans le sadisme élève assidu,
Tout comme la ciguë, j’empoisonne son esprit exigu.
J’ingurgite le sang et les larmes qui inondent sa terre,
A contre cœur utilise ces armes, pour effrayer mes frères,
Fornique avec le diable, être humain tu périras,
Je dîne peut être à vos tables, mais tous deux je vous combats.

Ma lumière demeura froide à la pale clarté,
Utopique croisade dont je ne peux m’écarter,
Angoisses et peines par myriades me piquent sans apartés,
Chaque texte est estocade par la conscience marquée.

‘Trop négatif !’ Souvent me suis je entendu dire,
Mais je ne le serais jamais assez, de ma part attendez vous au pire !
L’empire qui m’accueillit, sujet au cœur meurtri,
Ne me verra jamais m’agenouiller, par des rêves assagi.
Il s’agit de le montrer comme il ne veut pas qu’on le voit,
Une chose est dure à digérer, je suis ce qu’ils ont fait de moi !
Un moine méditant, sur les choses, auxquelles il ne croit plus,
Des peines du monde héritant, et des siennes comme surplu,
Il a plue une fois de plus mes genoux on connu la tempête,
Et chaque track, est une sérénade jouée sous ta fenêtre,
Défénestrant, ma flamme déclarant, tes illusions s’immolent ,
« Tu fais de l’horrorcore, c’est marrant ! » non, non, je vois pas ce qu’il y a des si drôle !
Un trolle, oiseau de mauvaise augure dans vos légendes,
J’entraîne les rangs du coté obscure, mais peu d’âme sont à prendre,
Rendez vous à l’évidence, nous ne pourrons éviter le conflit,
Afin que vous le compreniez, réagissiez, j’essaie de vous faire péfli !
En mission humanitaire, cinquième kolonne comme tactique,
Say Wa Wa Wa/ C’est la guerre pas de l’artistique !
Tiques tant que ça te chante, je ne veux ni de la pitié, ni de la reconnaissance,
J’ai appris à aimer la solitude depuis l’adolescence,
Il n’y a pas si longtemps, je pensais encore pouvoir me sentir bien,
Mais ce ne sera pas dans ce monde, je ne vois pas en quoi c’est le mien !
Ca me dérange, que le diable puisse arborer le visage d’un ange,
Poses toi la question, de nous deux qui est le plus étrange ?!
Track Name: Promenade
Elle le regarde, tout en baissant les yeux, se rappelant ces jeux,
Pourtant si simples, rendus magnifiques par l’amour lorsque à deux,
On prend la vie comme un cadeau, l’idylle reste l’avis d’ados,
Pensant que la joie est leur dada, face à elle ne sont que badauds,
Mis à dos, par les années usée, dépit routinier,
Quand rien ne va plus sur le radeau, un seul répit se mutiner.
C’est au dîner qu’elle lui l’annonce : « Chéri je veux divorcer ».
Une fois de plus la vie l’enfonce, mais ce coup-ci c’est trop corsé,

hors ces mots provoquèrent en lui de bien drôles d’idées,
La vision d’un corps sur un lit, nu, de son sang vidé.
Il vie des images que lui donnent ses paires à l’école de la vie,
Un boulot une femme, des gosses, c’est bien mon fils t’iras au paradis.
Mais c’est fini, tout fut si dur à construire,
Qui est elle pour s’enfuir ? Sa haine reste trop dur à transcrire.
Tant de cris et de douleur passés sous silence, il fut,
Pour sa femme un looser et pour ses gosses un trou du cul !

Du coup ce n’est plus la haine qui l’empli, de sa déviance pleinement conscient,
Il repense à sa fille qu’il aimait tant, suicidé à l’âge de 12 ans,
Emportant avec elle, leur terrible secret,
Et dans ses rêves post-mortem c’est du sperme qu’il sécrète.
Ses craintes de récidive firent de lui un animal frustré,
Trop dur à vivre que de naviguer sur le net juste pour se lustrer.
Devant des gamines enchaînées, la chatte en sang car vos paires encensent,
Le sexe comme délivrance, quitte à pousser à la démence !

Et ça s’entasse pire qu’à tétris à une vitesse vertigineuse,
Le vice se mêle au triste, la mort comme unique enseigne lumineuse.
Au milieu de ce conte macabre deux gosses jouent innocemment,
Ignorant ce qui les attend, partant se promener mais ce coup ci sans maman !
Main dans la main, ils suivent leur père dans la voiture,
Quel drôle de chemin, aucun repères, ils se perdent dans la nature
Plus de peine dans l’armature, la folie maintenant mature,
La pureté jetée en pâture à l’existence maculature.

Bien avant que le sang le macule, aucun précédent calcul,
C’est cette vie lacune, la lassitude qui à cette fin l’accule,
D’éducation ridicule, baignée dans la chrétienté,
De journalières lectures d’un mère fanatique de sa sainteté.
Mathématique de l’interdit, versets bibliques sans cesse rabâchés,
Un coup de trique tout est dit, esprit aux œillères sans cesse cravaché !
Puis le temps a passé, malgré les coups qu’elle put porter,
C’est un culte qu’il lui portait ainsi qu’à ce qu’elle put colporter.

Pensées de hautes porté, dictées au moment opportun,
Mais mal interprété, heurtant tous ses délires enfantins,
Indifférence en fond de teint, il est aujourd’hui impuissant,
Au tout puissant noua son destin, qui fut échec cuisant.
Epuisant son être, sa vie sentimentale devint la cible,
Encore quelques mètres et ça sera la fin de cette vie impossible.
Impassible, il tua ses enfants puis s’explosa le tarin,
Son corps s’écrasa sur le sol mais pour une fois le visage serein.
Track Name: Terres perdues feat.DA'PRO / MAXX'R / LOCO & JOJO
Le rap c'est juste un beat agrémenté d'MC's
Voilà pourquoi lors de mon invite je vous ais proposé ce thème ci.
Et même si, ça fait relou, là était mon but,
On a tendance à oublier ce qui nous à fait bouger notre uc!
Nous notre truc n'est pas de racoler comme firent d'autres putes,
On est pas là pour rigoler, trop souvent face à de hautes butes.
Je façonne des sons de brutes, lyriks en acier trempé.
Comprends par là qu'on te bute mais qu'on se refuse à remper.
C'est le maillot trempé que je vie ma zique sur la necé,
C'est un besoin oui c'est physique c'est pas pour vous entendre glousser.
A la main le gousset, le temps tourne, mais vive la old skool,
Tout le monde sais qu'on se gourre à se la jouer trop kool,
Roucoule sur tes sons mieuvreux si tu veux,
Mais n'appelle pas ça du hip-hop, nous ce qu'on écoute c'est du vieux.
95, les break firent hocher ma tête,
Si le Hip-Hop était un homme alors je ne kifferais que ses maquettes.
Track Name: Feu d'ombres
Perdu entre deux chambres et tous leurs signes mon cœur vacille,
Signe qu‘on tourné les aiguilles, ce qui fut sincère devient fossiles,
Oscillant entre la haine du psychologue et son divan,
Conclusion de mes monologues, je n’ai qu’un problème, c’est que je suis vivant,
Vivement que tout ça s’arrête, car cette vie est trop obscure,
Quand le doigt drague la gâchette, tous ces moments que nous procurent,
Ceux qu’on aime et bien crois moi c’est ça qui me tient en vie,
Le seul problème c’est que parfois l’amitié devient envie !
On vise tous la même chose, purger notre esprit de ses névroses,
Besoin d’autrui comme conséquence, ce qu’on sait pas c’est que c’est la cause,
Causes toujours, faut que tu piges, aucun de nous deux ne vaut l’enjeu,
Joue contre joue, main dans la main, amicale accolade, derrière nos yeux,
Demeurent lointains des esprits égarés, contrés trop idéales,
Qu’on pense connaître comme sa poche, mais ça reste du tourisme mental.
T’as le temps avant de comprendre ces putains d’êtres humains,
Et si tu maintiens que c’est possible, attends d’être déçu par les tiens !
Dommage c’est la lot de chacun, défauts et qualités forment l’élixir,
Et c’est d’instinct que l’homme daigne s’investir :
Pour quelques instants même pour se faire chier si t’y fait gaffe,
Je le crie noir sur blanc, je vous aime, sur ma vie rien ne s’efface !
Je m’efforce de vous le montrer chaque jour que nature fait,
Afin que l’écorce qui me pousse à ma vautrer, n’en fasse pas du surfait,
Au fait frérot, quand je perds espoir ton rire me sert de garrot,
Mais si la peine est pour ta poire, le dix de pic sort de mes tarots !

Pour une fois dire je t’aime ne m’a pas paru si dur,
Cœur de bois devient sciure, écorcher par un être si pur,
C’est pour toi que j’ai chialler et ce sans honte devant mes pairs,
Paires de claques non volées, l’éperdu comme seul point de repère,
Perds pas de vu que le devis de mes sentiments se limitait
A te voir sourire et si se fut possible face à mes traits !
Maîtresse de mes songes, non, l’amitié ne fut pas un mensonge,
Désolé si je peux pas, mais je pense à toi dés que je m’allonge.
Ma longue traversée, un douloureux apprentissage,
Dans un désert affectif blessé par ton mirage,
J’ai mis la rage de coté, pris conscience de l’affection,
Il faut du temps pour se doter d’un cœur capable de réflexion !
Cette défection, me fit comprendre à quel point nos humeurs sont changeantes,
La gente féminine envoûte qu’elle soit sœur ou amante,
En manque crucial d’amour, on s’appuie sur des cendres,
Oubliant ceux qui sont là chaque jour de janvier à décembre,
Des samples aux mots, ce que t’écoutes c’est tout simplement,
Pas un morceau promo, juste un homme qui deale ses sentiments.
Et qui mentalement est éprouvé par la goule et son désir,
Ne trouve pas ça pire que de voir ses proches qui s’entredéchirent ?
De manière chirurgicale, à croire qu’on affectionne ces jeux,
Ecartelé zodiacal, je me méfie de tous ces yeux,
Car quels qu’ils soient ils provoquent, voilà maintenant pourquoi j’évoque,
L’existence d’un hérétique dont le bourreau fut une femme en cloque !