HYMNE A LA FOLIE (2001)

by Piloophaz

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released March 1, 2001

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piloophaz Rhône-Alpes, France

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Track Name: Rupture feat.MO
Rupture/Quand toute ta vie n’est qu’un cauchemar
Rupture/Quand dans l’obscure tu trouve l’espoir
La mort est le seul exécutoire Quand tu ne vois plus qu’un écorché se refléter dans le miroir
Rupture/Quand toute ta vie n’est qu’un mensonge
Rupture/Quand cette saleté de nature te ronge
Rupture/Quand dans la noirceur tu te plonges
Aliéné par ces instincts morbides qui hantent tous tes songes.

Mort vivant errant économiquement pour que notre tombe
Compte de virtuels ornements trop pesants à la longue
Somme des plus ronde qui chaque mois tombe, autour de mon bras une blonde
Et émanent du berceau les rictus d’une future dépouille immonde
Je gronde racle ma gorge et gerbe toute ma haine
Mon cerveau une chambre froide, embaumé par toutes mes peines
Toutes mes déceptions, voir sa vie putréfiée par la conception
Qu’ils en font, des démons décident si oui ou non tu toucheras le fond
Mais que font ils du potentiel de l’homme à se révolter
La déviance n’a pas de dogme et elle seule peut occulter
Toutes ces tortures infligées, cette joie de vivre qu’ils t’ont pompé
Leurs saints écrits omniprésents n’arriveront pas à me tromper
C’est un ramassis de foutaises, ils n’en émettent pas l’hypothèse
Et si tu ne suis pas leur éthique ils te prédisent la fournaise
Je ne crois ni au paradis ni à l’enfer juste aux verres de terre
Qui se régaleront de mes tripes pour nourrir la nature mère...........

Lâche badauds, peur de rejoindre par moi-même le tombeau
Je préfère éventrer mon fardeau que son poids réduise en lambeaux
Tous ces bâtards qui m’oppressent, cette race humaine qui me répugne
Sa nature et ses coutumes, mères porteuses de ma rancune
Parfois je n’ai qu’une envie finir toutes mes teufs en carnage
Laminer ces vulgaires tas de chaire dont la joie me décourage
Laisser exploser ma rage, totale déraison positive
Pour moi c’est la seule route à suivre, je continue donc ma dérive
Rivé sur ma condition, mes yeux pleurent constamment
Je veux plus me poser de questions sur le contenu de mon testament
Faut que je me batte pour ça chaque jour, mais ça me ronge de l’intérieur
Tous ceux qui m’entourent deviennent tous coupables à cette heure
Je refoulerais pas cette révolte je n’ai qu’une seule chose à perdre
Ce qu’ils tentent de me faire passer pour vie et qui s’avère être de la merde
J’étais pour l’amour et le bonheur, les apparences sont trompeuses
Mais l’éducation de ces esprits rôdeurs était des plus vicieuse.........

je représente le père qui viole ses gamins et tabasse sa femme
Et qui par un beau matin achève dans un bain de sang ce drame
Je représente le traumatisme d’enfance d’un tueur en série
Traquant les auto-stoppeuses, nous sommes les pères de sa nécrophilie
Les veines tailladées, déçu par le passé, apeuré par demain
Je représente le cadavre d’enfant allongé dans la salle de bain
Taule froissée corps broyé, carcasse fumante dans le fossé
Je représente l’adolescent dont le chagrin dans l’alcool est noyé
Faussée n’est pas ma vision, craignez mon objectivité
Les bourreaux sont légion et leurs couperets sont dur à éviter
Léviter dans l’occulte telle est ma tactique depuis de années
Vouer à la folie un culte pour redresser cette fleur fanée
Devenue mauvaise herbe, racines pourries mais je demeure pour vous
Coupable de cette boucherie, et vous rendez vos rôles flous
Tendance à l’auto défense, tenté par l’auto-défonce
Droit est mon chemin je le trace même jonché par les ronces.............
Track Name: L'enfant du rasoir
L’amour que vous me portiez , trop tard pour s’en rendre compte tout est fini
Chaque nuit je vais à votre encontre et mon visage hante vos esprits
Prisonniers de ces souvenirs pensez que cet acte m’a libéré
Funeste devenir, J’ai vu cette lumière qui m’a décrispé
Cadavre étiqueté , perdu dans la multitude
Des orteils labellés, j’ai creusé la tombe de ma lassitude
Etudiez donc mon cas, certes unique mais non dénué de logique
C’était pas la première fois, et ridicules furent vos poursuites
Vous n’avez rien fait à par me plaindre et me bourrer de cachetons
Non rien fait pour exorciser tous mes démons
Vous n’arriviez pas à comprendre que l’on puisse préférer la mort
Raison vous vouliez me faire entendre car mes paroles vous faisaient tord
Tordu par la douleur, balafré par mon existence
Plus rien ne me faisait peur, j’ai fini la macabre danse
Dans cette baignoire , en totale communion avec le drame
A chaque goutte tombé à chaque coup donné de lame
Mon âme retrouvait le sourire , affichait de nouveau la paix
Ultime réponse à la question : est ce que cette vie en vaut la peine
Peine perdue, vous aimez trop détruire l’envie de vivre
Chaque jour, vous cautionnez l’horreur, ne blâmez plus ceux qui s’y livrent.
Track Name: Skyzofrenia feat.FISTO
Ils pensaient pouvoir me stopper, interné pour l’éternité
Mais l’infirmière à tiqué quand le scalpel l’a étripé
Ils ont tripé à me traiter de pion, mais dénué d’émotion
Chaque jour j’absorbais leurs maléfiques potions
Qui me plongeaient indéfiniment dans la léthargie
Mais mon esprit demeurait encore plus noir que leur magie
Schizophrène, psychopathe, ils m’ont traitez de la sorte
Enfermé, capitonné jusqu’à que le mort m’emporte
Nu comme un verre, à même la terre ils m’encerclèrent de laine de verre
Passé funèbre, phrases incohérentes dessinées par mes lèvres
Elève dément possédé du démon, et cette voix me clamant
Tu dois voguer au large de l’éthique et de l’entendement
Mais les portes se sont ouverte, évite l’ange en blouse blanche
L’hôpital je déserte, saute à sa gorge et puis la tranche
Un couteau dans ma manche, erreur fatale dans mon plateau repas
La prophétie s’enclenche, je suis dehors cette fois.

Sain et sauf, j’ai enfin réussi mon évasion
Un pied devant l’autre je cours me réfugier dans un buisson
Les prescriptions des docs ?Je les emmerde eux et leurs médocs
Leurs infirmières culturistes et leurs diagnostics médiocres
« Vous souffrez de névrose obsessionnelle, de troubles de la personnalité aggravés
et nécessitez d’urgence un internement psychiatrique »
Ah ouais, super !Tu comprends pas qu’il me poursuis depuis ma naissance
Pour lui échapper, obligé d’accepter cette convalescence
Qui ça « il » ?Eh ben...un serial killa , comme disent les journalistes
La police trouve un lien entre nous deux et me voilà suspect en tête de liste
Pour rassurer l’opinion publique, ils m’ont jugé et interné
Et moi ça m’arrangeait : je lui échappais dans cette cellule capitonnée
Ils m’ont ri au nez quand ça a recommencé, j’ai essayé de leur expliquer
« Dans mes cauchemars il me poursuis avec un grand couteau pour m’étriper »
Bad trip, vision plus intense que les autres fois
Je le revois encore se lécher les doigts après avoir bouffé mon foi.

La mort pourquoi la répandre ils ont eu beau m’épier
Sans arriver à comprendre pourquoi je prenais tant mon pieds
A faire souffrir mes victimes il n’y a jamais eu maldonne
Car je massacre, assassine, à le recherche d’une seule personne
Et j’ai retrouvé sa trace, depuis ma naissance je le traque
J’en ferais de la viande hachée son corps en vrac dans une flaque
De sang, claque ses dents à la panique cédant
Il m’aide en suffoquant à chaque pas qu’il entreprend
La peur à une odeur et mes narines stimule
Le bonheur du prédateur savoir où sa proie se dissimule
Mainte fois j’ai répété cette nuit tant attendu
Tenir entre mes doigts son corps froid sans vie et tout tendu
Bien entendu , sa mort se fera dans la douleur et les pleures
Je n’éprouve du plaisir que dans la torture, la lenteur
aboutissement existentiel qui me fera oublier tout le reste
Les autres n’étaient que des aquarelles et se sera lui ma fresque.

J’étais un rat de laboratoire pour leurs expériences biologiques
Jouet d’apprentis sorciers en manque d’études sociologiques
Cogite sur mon sort hanté par le diable et ses consorts
Qu’on me sorte pas de conneries du genre : c’est le mal qui est en lui qui ressort
Je m’en sortirais par moi-même ouais mec, tu connais le théorème
je représente à la fois la solution et le problème
Le visage blême cherchant à sortir de ce dédale
A chaque pas que j’entreprend face à la peur ma raison détale
Je m’étalerais pas sur les raisons qui font que je suis enfermé vivant
Tout ce que je sais c’est que je m’en sortirais en m’activant
Merde des pas derrière moi, je le sent toujours à mes trousses
Dans cette diagonale du fou personne pour venir à ma rescousse
A non pas le moment de cracher mes clopes
Il faut que je me bouge le cul avant que ce taré me chope
Que je m’échappe de cet asile, dans cette souricière je me faufile
J’arrive enfin devant la porte mais ne bouge pas d’un fils.............

Au claire de la lune, regarde dans ton dos
La pluie martel le bitume et je brise ce carreau
Putain c’était quoi ce bruit ? ! ! Même dans ce débarras je suis pas à l’abris
Il m’a retrouvé , l’enfoiré, je croyais l’avoir semé depuis
Grâce à l’appui de mes chimères je l’ai retrouvé et reconnu
Encore quelques pas de panthère et je lui mettrais le grappin dessus
Merde, c’est qu’il me fait flipper ce taré
Il approche son couteau levé, près à me taillader
Mais qu’est ce qui se passe ? A t’il riposté ou est ce des bris de glace
Mon sang se met à pisser ! Pourquoi il crie ce connard, c’est moi qui suis touché ?
Bizarrement je saigne, alors que j’évite chaque coup qu’il assène
Pourquoi ais je l’impression d’un reflet dans chacun de ses mimiques malsaines ?
Cette scène sème le doute suis-je le seul dans cette joute ?
Chut ! Laisse moi réfléchir, quand il frappe j’ai la sensation d’agir
J’ai peur d’avoir compris, Je ne fais qu’un avec mon adversaire !
Si c’est ce que je pense je risque d’y passer en lui ouvrant les viscères
Mais mes pulsions me dominent, je tranche sa carotide mon sang se vide
Si nous ne faisons qu’un, tu tomberas avec moi, alors autant en finir vite.