DERRIERE NOS FEUILLES BLANCHES (2003)

by La cinquième kolonne

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released March 1, 2003

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piloophaz Rhône-Alpes, France

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Track Name: Nuits sans ivresse
La vie me lasse, les filles me larguent, pour les cordes de mon cœur trop de tranchantes fines lames
Le mélodrame nargue et horripile l’âme.
Dans le fond je ne suis qu’un cancre mis à l’écart de sa classe
Ca me blase, connaître le manque malgré une vie de rêve, ça glace.
La grâce je ne l’attends pas pour toutes mes conneries
Ce que j’ai fait ou ce que j’ai dit, je veux qu’on le comprenne qu’on me jette plus le discrédit.
J’édite ma vie sur la ne-scé ou disques pressés
Chacun son avis, mais ce que j’écris seul moi peu le rabaisser.

Le froid du chrome sur la tempe, non je manque de trempe, mon vice est l’attente
La tristesse comme amante, les larmes du clown son latentes,
Les larmes de clous rendent croyantes les masses de l’existence déçues
Des déchus le chantre je n’ai su en accepter l’issu.
J’ai su ce que l’on me réservait ce à l’âge de 14 ans
Chute scolaire observée, pensées morbides, le caveau se creusant.
Osant le conter, je pensais que tout ça disparaîtrait
Spleen indompté, mon être hère, s’étreint mais connaît la détresse.
Est-ce pour ça que je me détruis, trop de teshi et de vodka
Le malsain me fut instruit de la poignée de main à la vodka.
En tout cas, faut que ça émane, que ça soit en explosant le Numan
Un pète, une dose de malte, quand je me défonce y’a pas de « Yeah Man ! ».
Y’a rien de cool là-dedans, la corde coulisse et sur mon coup je la sens
Chaque instant un larcin pour les protagonistes blessant.
Alcoolique naissant, le suicide monte en puissance
Mon être se nourri de cendre, voilà ce que mon monde encense.

Je crame mes nuits sans ivresse, perché sur mon Everest,
Les rêves restent et percent les carapaces épaisses,
Apaisé par la nuit qui me berce, poumons encombrés je regarde le ciel tomber.
Track Name: Fatalité
J’encule l’unité, ce que t’entend c’est l’instinct de survie
Peu font preuve de dignité, ce qui nous salit fait qu’on s’allie,
Alimente la guérilla de chaumières en taudis moisis
Ce que l’on subit jusqu’au trépas n’est pas une destiné choisie.
Je végète pas dans ma contré, je décentralise pour milité
Undaground déshérité, le moov Hip-Hop s’est suicidé,
Au 4 coins de la France éparpillés, c’est pas grave car c’est par milliers
Qu’on viendra réclamé notre du, lassé de se faire humilié.
Que pensent ils représenter avec leurs phrasés d’illettrés
A parler de ressois de teras, y ’a un message ? Je le reçois pas !
Pas de concessions pour tous ces cons de sessions freestyle
Qui rappe des textes ou posent tellement décalés que ça me fait mal,
Aux oreilles, des victimes que leurs potions assassinent
Signe des temps, grâce au pognon l’atmosphère se détend,
Satan est aussi homme d’affaire, il pervertit l’esprit de mes frères
Ils en oublient la guerre, pour eux notre culture est vivrière.

Sauveur des anges déchus, Antéchrist même pour les athées
Je péra pour que les résidus redeviennent matériaux premiers,
Ma vie c’est la pera et c’est sûrement ça qui me différencie
De ceux dont le pera c’est la vie cheval de course ou bien MC ?
Indépendant je compte bien le rester, et ce quitte à en chier
Sans créanciers, âme assassinée par la facilité.
Pas de Clan pas de secteurs pour les suckers il y a pas de prix de groupe
Sauvage face à ces troupes, jamais je n’offrirais ma croupe,
Aux majors qui apprivoisent annihilant le combat social
Je ne mange pas de ce pain là je préfère encore crever la dalle.
D’ailleurs c’est pas le cas, j’assume mon rôle d’enfant pourri
Concentré sur le combat, si je roule avec toi c’est pas pour le profit.
Je me fie à mon instinct, affinités dans toutes mes connections
Cinquième Kolonne comme section, strict dans toutes mes convictions,
Je torture ma plume afin que la vérité s’exhume
Je n’accepterais aucune excuse, tu mènes ta guerre ou tu t’amuses.

Je peux pas faire autrement que de chier sur ce putain de mouvement / En contradiction constamment, il est gangrené par l’argent,
Les gens, au statu de légende rabaissent la résistance / Tant on effacé ses traces alors que j’y voue mon existence.
Track Name: Stress
Rituels stigmates, jonchées de bipèdes à quatre pattes
Moins exotique que les Carpates, l’horreur c’est la première à droite,
Comme la main qui me sert à saluer mes comparses écorchés
Que l’on ne sait pas épargner au cœur de la maison des damnés,
Années après années, mon armure se forge parée aux agressions
Mais l’imagination de mes démons se moque de l’horizon,
Ils ont réussi à imbiber mon être jusqu’à l’ossature
De visages crispés, mentales tortures souvent que l’on murmure,
Ceux de mes âmes sœurs, compagnes de pénitence et ça, ça me sert
Les actes et les paroles lacèrent, je compare ma vie à un cancer,
Serrées, compressées, mes tempes implosent de pensées sombres
Mes frères se morfondent dans cette fausse commune, leurs carcasses comme tombes,
Ombres parmi les ombres, en constante quête de substitues
Aidant à supporter cette vie pour laquelle ils se prostituent,
Ca se situe dans leurs yeux, là où le mal-être se réfugie
Fustigeant par l’attitude , la mystification comme égérie !
Des frustrations par poignées, crée des esprits éloignés
Notre nature l’emporte souvent , mais je te jure l’amour peut soigner,
Beaucoup de maux que de grandes phrases sont incapables d’exprimer
En terme d’unicité, la déprime est souvent primée !
Rimer sur ce qui me touche, c’est te parler de mes compagnons
Des interactions étant à l’origine de mes tensions,
J’aurais aimé être seul, et jamais connaître tout ça
Un couffin comme linceul, mort dans les bras de mon papa !
Track Name: Possession
Pas de sués ni de sursauts mais dés le réveille c’est le trauma,
J’en ai trop marre nœuds d’estomac, l’aurore même schéma à chaque fois,
Ca foisonne, pullulent les névroses mais une seule déraisonne,
Son idée encore raisonne, tremblant telle une feuille en automne,
Je tombe mal de mon pieu, gueule dépitée, qu’importe le pied,
Pitié l’enfer sphérique doit être décapité, mais pitié,
Cessez les larmes de mes yeux foudroyés,
quiétude soudoyée pourtant face à peu d’atouts déployés,
Vous y croyez ? que parmi tant d’organes un seul puisse mutiner
Un être entier, de sa paix rentier, noircir ses matinées,
Sensations satinées, durant un instant courtisant inné,
Ventricules sur excités, les deux lobes trop sollicités,
On perd sa motricité, sentiment que je ne peux citer ,
Car trop souvent souhaité mais évité de peur d’assumer,
Préférant se consumer pour un feu que tout seul j’alimente,
Mente-religieuse dévorée par une icône délirante,
Rentrer dans le vif du sujet, se confronter pour ne pas être gruger,
Mais la peur fait qu’à l’écart du problème on préfère se réfugier,
Je l’ai souvent fait, mais trop besoin d’une telle incandescence,
Sorte de renaissance, éveille des sens sans aucune indécences,
Sans j’ai l’impression d’un manque, mais cela demeure malsain,
Rien de concret : les hypothèses, les espoirs forment un phrase sans point !
Poings serrés, haineux de pas être lassé de phalanges enlacées,
Une fois de plus je préfèrerais trépasser que de ressasser le passé
Passent les mois, destins entrecroisés, corps souvent frôlés,
Honte de moi, je n’ai jamais souhaité être froid attitude voilée,
Je vois les gens, trouver dans le sexe une sorte d’aboutissement,
Mais cette envie est si vite calmée que c’est loin d’être important,
Tendues sont mes relations, ma frustration ne se trouve pas,
Dans ce vulgaire bout de chaire qui ne voit pas plus loin que mon bras droit,
Maladroit, handicapé par une phobie sociale,
J’ai du attendre l’âge de 5 ans pour connaître une vie normale,
Mais le mal est fait condamné à ne pas connaître ce que tout homme cherche,
Dans une rivière d’eau douce noyé, refusant toutes les perches,
Mon cœur s’assèche, imperméable à toutes les déceptions,
Mais un problème reste, l’impuissance face à la possession !
Track Name: Part d'ombre 3
Estime inexistante, crainte du bonheur, esquives persistantes
Si je tente d’y remédier, qu’est ce qui m’arrive, je pars à la dérive et je plante,
Toutes mes chances, c’est pas méchant, souvent je fais le mauvais choix,
Mes rêves échouent, la crainte de l’échéance fit de moi une nouvelle proie.
Que tu le crois ou non, je demeure sincère conscient d’être un couillon,
La poésie amère, ma vie n’est qu’un brouillon,
Un bouillon d’expériences, souvent ratées faut se l’avouer,
A rester faible face à ses sens, la race humaine est toute vouée.
Vous et toutes vos mœurs, à la bassesse vous faites honneur,
Attends ton heure, pour être heureux quelques secondes joues les voleurs,
Mais l’égoïsme n’engendre pas le courage, chaque détour montre,
Que le but à atteindre, nous attire, nous effraie, tout ça me tourmente.
Pour qu’à mon tour je mente, trahisse les miens par trop d’alcool,
A vouloir vivre comme un châtelain, je finirais seul dans une alcôve,
Comme con qui chaque jour à voulu croire en la simplicité,
Le mépris à force de le recevoir, naquis la réciprocité.
Si t’es des miens cherches à me comprendre même quand je fais n’imp’,
Nos liens j’y tiens, mais parfois faut que je détende ma pensée et ses limbes.
C’est là que le bas blesse, j’ai rien trouvé mieux que le suicide,
A petit feu certes, mais je suis trop triste quand je suis lucide.
Lucifer, lui sait y faire, pour maquiller ce qui est bon,
A croire que j’aime souffrir frère et puis payer pour ce qui est don.
Mais dis donc, suis je compliqué ou est ce mon entourage ?
Je tente de suivre une ligne, d’écrire ma vie, mais y’a trop de merde en marge.
Marches pour ta gueule, en amitié de moins en moins souple,
Lâche pour ma gaule, besoin de compagnie quitte à niquer un couple,
Ce couplet, n’excuse rien, c’est clair que tout est ma faute,
J’ai perdu mes moyens face à une muse qui fut encore moins forte.
Ce qui prouve bien, que j’ai beau me plaindre, les tortures sont communes,
On veut s’éprendre, puis s’étreindre, au final tout n’est que brume,
Et le baume au cœur que tout ça t’apporte se transforme en remords,
On pensait agir pour notre bien, c’était peut être le cas, qui a tord ?
J’en sais rien , j’ai pas de réponse, là est le problème,
Chaque matin faut que je renonce ou que j’accepte de perdre ce que j’aime.
Et je t’assure que dur, Ok, le vide tout le monde l’a connu,
Mais j’ai jamais rien eu à part le confort matériel pour mon cul.
Et le droit de choisir, ça beaucoup de monde pourrait me l’envier,
Mais je fais que moisir, la fainéantise fait que ma vie part en biais.
En bien ou en mal, qu’on parle de moi et bien je m’en branle,
Trop égoïste et amoral, je ne suis qu’une porte sans chambranles,
Condamnée, chaque jour ma chaire à s’endurcir s’acharne,
Charnier de pensées mortuaires ma personne n’a plus aucun charmes,
Armée par le dépit, près à souffrir chaque seconde,
De la mélancolie épris, fils, c’est juste ma part d’ombre.
Track Name: Le chant de Kaly
Me faut il implorer afin de savoir ce qu’il se passe,
L’un des deux doit il pleurer, cette douce mélodie laisse des traces,
Assez pour que le feu qui t’anime puisse tour à tour te givrer,
Le bon du mauvais je ne peut distinguer par le doute enivrer.
Il est vrai que cette fois ci l’envoûtement fut voulu,
Pas facile de se livrer le tourment agrémente mon dévolu !
Evoluée, recherchée sa partition est mon complexe,
Je ne sais jouer des sentiments comme tout Candide que l’on blesse.
HOMELESS, mon cœur est un chien sans laisse,
Ne pas connaître la voix de son maître telle est sa seule faiblesse.
Laisse médire les plus conscients et vois ton âme dévorer,
Par la beauté de ce chant tu ne peux que l’adorer.
Tes sentiments comme offrande, même si la déesse reste indifférente,
Chaque mouvement de sa langue fait qu’à ses pieds tu rampes,
Ampli d’amertume quand de ta mémoire il s’efface,
Mais quand tu retrouves l’air de ce prélude tu ne peux y faire face,

23 ans d’existence, trop de distance entre moi et les gens,
Pour pouvoir plaider non assistance à personne en danger,
je croyais que j’avais changé, Mon vécu et mon ego au fond d’un tiroir bien rangés
Rongé par les remords, mais pas du genre à chanter Mi Amor,
La bave aux lèvres, rester dans l’arène comme un taureau mis à mort,
de bâbord à tribord, rien de neuf sur mon esquif,
Mener sa barque seul, conscient qu’au fond de soi on esquive,
Les remises en question, en se disant que c’est peine perdue,
Ne pas se raccrocher quand en fin de compte la haine perdure,
Promener son regard nostalgique sur le passé,
assez de précision pour toucher le point névralgique et placer,
ma vision de la vie, entre Mesrine et Shakespeare,
Relents de rancune dans les aires chaque fois que j’expire,
C’est pire que je croyais, Les Chants des sirènes finissent par te noyer,
Et au fond de ton cœur, les chimères se remettent à aboyer !

Communiquer ? c’est le credo de notre époque,
J'essaie de me livrer,mais je constate qu’un truc me bloque,
J’évoque un manque de confiance, habitué à la méfiance d’autrui,
Pas de délivrance, et je crois qu’on kiff quand on se détruit.

Une fois de plus je me sens lâche, de ne pas pouvoir en parler,
Derrière des métaphores je me cache, je te jure je suis complètement larguer,
Seul pleureur , il faut très peu de temps à mon coeur pour s’ouvrir,
Encore moins pour que le désir le fasse souffrir.
Sous fifre, esclave de mes plus profonds sentiments,
J’extirpe tout ce qui m’attriste en me cachant et en chialant,
Et merde ça me reprend, je la trouve encore dans ma tête,
Souriante et pleine de joie, et la voir partir ça m’inquiète,
Je voulais vous parler d’amour sans être lourd et peut être qu’un jour,
Celle que j’idolâtre, me regardera enfin du haut de sa tour !
Et ça tourne et ça tourne, mais mon film n’avance pas,
Je ne connais que le début et la fin j'y pense même pas
Trop peu de motif me pousse à être optimiste pour demain,
Trop émotif, la muse s'amuse et consume mon chagrin,
Pour voler j’ai besoin d’elle, mais ce soleil me brûle les ailes
Conséquence je rouvre toutes les plaies panser avec souffrance.
Souvent je prends plaisir à sombrer dans le spleen,
A croire que la voix de Kali dans la douleur demeure divine,
Visiblement je fus l’élu de je ne sais quelle occulte force,
De l’amour je suis repu, car ses tumultes m ‘écorchent.......

Suivre ses émotions, je voudrais voir ça comme le saint Suaire,
Que ça lave tous les affronts, les sueurs froides sur nos faces mortuaires,
Mordu à l’hameçon, Mauvais élève, pas retenu la leçon,
Besoin d’affection, fallait que ça ressorte de toute façon,
Mais autour de moi, j’en vois pas tellement que ça rend heureux,
2,3 regards amoureux mais les gens entre eux sont trop peureux.
Trop poreux, un cœur gonflé par le vide,
J’évite de laisser parler l’émotion, une sorte d’évanescence,
Depuis la naissance, pas facile de vivre sans père, grandir sans repère,
En perdre le goût d’aimer l’autre, prostré dans son sanctuaire,
Sanctifier mes relations, je veux plus de rapports bâclés,
Mais si je t’invite dans mon cœur, c’est pas pour autant que je te donnerais la clé.
Track Name: A toi
Spliff embrasé , spleen drastique, je m’explique l'âme embarrassé
Du manque d’ébats lassé, de ton image j’ai trop de mal à me débarrassé,
C’est bête je t’ai qu’embrassé ! Si tendrement enlacés
Si j’en redemande ne veut pas dire que je n’en ai pas eu assez,
Paillasse de solitude, où je ne voulais que de la tendresse
Dans mes sentiments point d’études, c’est mon instinct que s’adresse,
A toi, une odeur envoûtante, en veux-tu en voilà
Des mimiques attachantes, et l’amour viens sans que tu ne le voies.
Jusqu’à ce que tombe le voile, quand malheur et bonheur se valent
Douleur inconcevable, dur de se retrouver dans la peau d’un consommable !
J’exorcise ce mal, lors de mes longues nuits où je veille et écris
Attendant que ma vie se meuble, je veux pas finir vieil aigri.
Mon crâne en guise d’écrin, où s’est encré ton portrait
Ce coup ci omit ce que je crains c’est à dire prendre l’être aimé pour traître.
Trais pour trais, j’ai déjà connu ce sentiment de peine
Car trop d’importance je portais à cet être quitte à la perdre.
Pou qu’au final que dalle, v’la que les larmes perlent
Cupidon m’attaque, étire donc son arc et de sa lame perse.
Car stupide on s’attache, à des souvenirs on s’accroche
Dans notre cerveau ça se clash, nouvelle rencontre mais faut que ça cloche !
Moi je trouve ça moche, que tout se défigure depuis l’île de beauté
Le changement s’amorce, et te pousse à mettre cette idylle de coté.
Ca va me coûter je te dis, cette histoire m’essouffle
à tous mes points de coté je dédie, mon sexe raidi mais mon cœur souffre.
Le gouffre dans lequel elle m’attire je kiff, ce n’est pas un coup de tête
Les sentiments apposent leur griffe et la passion à le goût de naître.
Honnêtement je n’ai pas connu ça depuis les gommettes et le primaire
Je n’étais qu’un enfant quand ton prénom et celui de Kaly rimèrent !
Immergé dans m’illusion ai je été
V-éner j’ai arrèté toutes allusions à la légèreté
Injectée, l’élixir se transcrit en prose
Excepté quand t’est ici, ma sérénité est remise en cause.
Track Name: Vis avec
Couplet pour la tolérance, pour les âmes en totale errance
Ca me rend si triste ce faussé dans lequel on s'élance,
L'exellence il faut croire c'est d'être un homme convoité
Pur et dur dans le miroir, macho au sexuel doigté,
Toi t'es fier de fourrer, de nommer ta bite dans tes couplets
De parler de chiennes et de taspés, de conter les fois où tu t'es accouplé,
Tu te complets dans le sexisme et ça ce n'est pas le Hip-Hop
Mais ton cas s'aggrave car pour toi certains hommes sont aussi des salopes
Sale loque, les deps comme tu les nommes attirent tes foudres
Mais 2 meufs qui baisent ensemble ça ça éxcite ton dé à coudre.
En découdre avec toi, c'est pas pour ça que je suis incisif
D'une part je ne ferais pas le poids, d'autre part je préfère que tu réfléchisses
Chez toi un homme, une femme main dans la main seul ça peut être normal
Mais cela émane de valeurs familiales ancestrales à 2 balles,
Alors je déballe, l'amour n'a pas d'étiquettes
Sexuelles, raciales ou sociales, faut que t'apprenne à vivre avec.
Track Name: Derrière nos feuilles blanches
La feuille blanche, avec du recul, je t’assure j’aimerais connaître,
Omettre mes pensées sombres quand je pose un texte ou bien une lettre,
N’avoir rien à dire, peu réfléchir et puis sourire,
Mais souffrir demeure la seule loi qui régie mon empire !
Le pire c’est me confier ça on m ‘a jamais appris,
Privé de cet appui, j’avance avec la peur d’autrui.
D’autres bruits émanent de ma bouche, plaintes et sanglots,
Et si je dévoile cette couche c’est que j’ai bu mes pastis sans eau !
Rarement je dérape, déballe mon sac comme j’éventre une clope,
Alors je péra et cloisonne mon amour dans une enveloppe.
Je sais pas parler, t’as du t’en rendre compte, discours assez restreint,
Destin de vie où le silence devient le train train quotidien,
Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, c’est pourquoi je te prends la main,
Et l’amas de silences devient alors sérénade de demain,
Min-ga qui laisse traîner sa prose pour que sa mère la lise,
Fleur du mal éclose, fanée car son fils s’enlise !